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La dette

 
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guigui3
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MessagePosté le: Ven 2 Nov - 15:04 (2007)    Sujet du message: La dette Répondre en citant

Chapitre 1: Le retour:

Le jour se levait à peine sur l’Ormne, où le brouillard épais semblait avoir figer toutes formes de vie.
Le village de Strasst était désormais en cendre et le peu de survivants avaient fui dans les collines avoisinantes.
Terrible avait été le massacre, les corps encombraient les rues, les portes et les fenêtres des masures enflammées.
Petit à petit les rapaces prirent place au festin. Les rats déjà étaient à l’œuvre et l’odeur de rouille empestait les parfums du printemps.
Dans le silence de la mort, seuls les oiseaux fêtaient le jour nouveau, leurs chants mélodieux contrastaient avec cet horrible spectacle.

Assis sur un arbre mort, un guerrier, le corps couvert de sang, l’arme à la main, contemplait son œuvre.
Le visage assombri ; il souriait d’un air satisfait.

- Traîtres

Il prit son arme et commença à la nettoyer dans la rivière. L’eau prit une couleur rosée, semblable au vin du même nom.
L’arme propre il la rangea dans sa gaine et fit tremper ses vêtements alors qu’il se baignait à son tour.

- Tous paieront le prix de leur vie. Tous sans exceptions.

Il sortit de l’eau et enfila ses affaires encore humides.
Son armure noire du sang des autres luisait sous le soleil matinal.
Trogir monta sur son destrier et, tournant le dos au village, prit la direction de la ville de Delbh.

- À ton tour à présent, Vlarmis.

Chapitre 2: La nuit avant Delbh:

La pluie glaciale lui cinglait le visage.
Cinq jours déjà qu’il courait de tout son saoul vers Delbh.
Sa monture était morte la veille, morte d’épuisement.
La nuit était tombée à présent, il savait qu’il lui restait encore de la route, il savait qu’il ne devait pas s’arrêter. Sa vie en dépendait.
Il avait vu le guerrier arriver au village, il lui avait semblé le reconnaître. Puis un juste pressentiment l’avait poussé à se mettre à l’abri.
Ainsi, seul observateur du massacre, il avait compris que le temps de la vengeance était arrivé.
Seul Vlarmis pouvait arrĂŞter ce guerrier.
C’est lui qui, il y a quinze ans maintenant, avait envoyé Trogir dans l’au-delà.
Pastriu s’en souvient encore, à l’époque il servait dans la garde de Vlarmis, il avait lui-même allumé le bûché sur lequel Trogir avait été attaché et torturé.
L’odeur de chaire brûlée lui arrivait encore aux narines et les cris du guerrier le réveillaient encore certaines nuits.
Trogir les avait maudits, oui, il avait hurlé, avant de mourir, qu’ils paieraient tous. Ce bâtard brûlait en maudissant ces bourreaux qui riaient à ses mots. Vlarmis avait même tenté de ralentir la combustion du guerrier simplement pour voir encore son visage et entendre sa voix.
Pastriu alors s’était retourné, écoeurer par la cruauté de son maître.

Depuis ce jour, il était rentré chez lui pour reprendre une vie simple.

Il ne lui restait plus rien à présent, si ce n’est sa dévotion à son ancien maître. C’est vers lui qu’il courait à présent. Où était-il ? Qui était-il devenu ?
Pastriu avait entendu dire que Vlarmis servait à présent les intérêts de la ville de Delbh, c’était son seul indice. Il courait.

Faire demi-tour était impossible à présent, il savait que Trogir ne le laisserait pas en vie. N’était-ce pas lui qui avait allumé le bûché ?
Lui qui avait, en regardant le guerrier dans les yeux, égorgé ses deux fils. Qui avait ri devant les chiens dévorant les dépouilles de sa famille.
Ces cauchemars qui le hantaient depuis toutes ces années prirent à présent une nouvelle forme. Il savait qu’il allait mourir.
À moins que…

- VoilĂ  les portes de Delbh !

Épuisé, Pastriu s’effondra au sol, à quelques mètres des deux gardiens de la Porte Est.

Chapitre 3: Delbh :

Il savait qu’il n’y avait pas de temps à perdre.
Peu nombreux avaient été les survivants du massacre, mais certains d’entre eux l’avaient peut-être reconnu. En tout cas il ne fallait pas courir ce risque.

La ville de Delbh se dessinait au loin, Trogir savait qu’il ne restait que peu de temps avant qu’il atteigne les portes de la ville.
Il devrait s’annoncer.
Il savait déjà, il avait déjà prévu cette éventualité.

Il n’avait pas oublié. Ce visage qui l’avait méprisé lorsque le feu s’élevait dans les airs.
Les brûlures sur son corps tiraient ses traits d’une manière épouvantable et rare était les passants qui osaient le regarder dans les yeux.
Souvent la tête basse ou changeant de direction, ils fuyaient sa présence.
Et ils avaient raison.
Qui donc aurait osé le regardez en face après avoir laisser faire son bourreau ?

Trogir s’arrêta à quelques dizaines de mètres de la Porte Est.

- HolĂ  ! Vous ! Approchez !

Un garde lourdement armé fit quelques pas dans sa direction.
Une lance Ă  la main il interpellait Trogir.
L’autre garde était penché sur un corps. Que s’était-il passé ?
Les gardes ne semblaient pas agités, aucune trace de sang au sol, ni même sur les armes, l’homme avait dû mourir dignement.

Trogir s’avenca.

- Avé ! Lenca-t-il.
- Je suis de passage dans cette région, mon nom est Pastriu.

Le garde s’efforça de ne pas détourner le visage à la vue du cavalier qui s’avançait vers lui.

- Bienvenue à vous voyageur. Veuillez me suivre s’il vous plaît.

Suivant le garde, il passa tout près du mort, sans le regarder il salua le deuxième garde lorsque la porte s’ouvrit devant lui.
_________________
guigui2.Very Happy
Pour l'honneur, pour les templiers.


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MessagePosté le: Ven 2 Nov - 15:04 (2007)    Sujet du message: Publicité

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guigui3
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MessagePosté le: Ven 16 Nov - 21:06 (2007)    Sujet du message: La dette Répondre en citant

Chapitre quatre: Missive


Il venait de se réveiller lorsqu’il entendit les cris venant de la place.
Vlarmis se leva péniblement de son siège. La nuit avait été courte et une nouvelle journée se présentait à lui…

- Maître, nous l’avons retrouvé ! Un serviteur se trouvait dans l’encadrement de la porte, une missive à la main.

Vlarmis sourit dans sa barbe, depuis le temps qu’il le recherchait… Il ne pensait d’ailleurs plus le retrouver et pourtant, c’est lui-même qui s’était jeté dans la gueule du loup.

- Apportez- moi ma hache ! ordonna-t-il.

Le serviteur disparu dans les escaliers.
Vlarmis se dirigea vers la fenêtre. La ville était à peine réveillée, déjà les marchands s’affairaient autour de la place, plaçant ci et là leurs échoppes de marchandises.

- Une magnifique journée en perspective !

Il enfila ses bottes, ajusta son plastron de maille et descendit la volée d’escaliers qui donnait dans la Grande Salle.
Le buffet était servi, ses serviteurs savaient à quoi s’en tenir, il fallait que tout soit toujours prêt à temps, Vlarmis ne laissait jamais droit à l’erreur. Jamais.

- Bonjour Maître, lui dit son cuisinier tout en lui indiquant la table de déjeuner.

Vlarmis ne répondit pas. Il n’en avait pas le temps. Ni pour déjeuner d’ailleurs. Il voulait le voir, le plus vite possible.
Il l’avait entendu si longtemps. Il l’avait cherché tant d’années en vain.
Et voilĂ  que maintenant il Ă©tait venu Ă  lui.
C’était presque trop beau pour être vrai.

- Voici votre Hache Seigneur Vlarmis. Nous l’avons enfermé dans la grande cellule, il a été endormit par mes soins.

Le serviteur suivit son maître. Il se dirigeait à grands pas vers le bâtiment de garde.
La porte claqua sous la force de Vlarmis, les gardes qui jouaient aux dés sursautèrent. En temps normal, Vlarmis les auraient exécutés sur place, mais au lieu de cela il hurla ;

- Ou est-il !?

Le premier garde s’avança tout en s’agenouillant et d’une voix tremblante il répondit, à son maître ;

- Dans la grande cellule mon Seigneur, il est attaché dans la grande cellule.

Vlarmis pris la direction de la cellule, sourire aux lèvres, il savait que, derrière la prochaine porte, il aurait le plaisir de le voir.
Arrivé à la porte de la cellule, il s’arrêta net.
Il se retourna doucement pour s’adresser à son serviteur ;

- Suis-moi Stryous, je vais t’apprendre quelque chose…

Stryous le regarda étonner. Pour la première fois de sa vie, son maître lui proposait quelque chose. Il en fut heureux.

Vlarmis tourna la clé. La porte s’ouvrit sur l’obscurité de la pièce…
Attaché sur le sol, les yeux bandés et les mains liées, l’homme s’agitait dans tous les sens, gémissant et pleurant, il se tortillait comme un enfant perdu.

Il s’arrêta net à la vue de Vlarmis.

Ces yeux étaient remplis de larmes et de frayeur. Il savait bien que son maître ne le croirait pas.

Un autre homme, plus jeune, se trouvait au coté de son maître, il lui semblait reconnaître ce jeune garçon. Qui pouvait-il bien être ?
Le jeune adolescent l’attrapa et l’assit sur une chaise bancale, il lui porta un violent coup de poing au visage avant de lui retirer son bâillon.

Ayant recouvré la liberté de parole l’homme hurla en direction de Vlarmis ;

- Maître, ne me tuez pas, je suis venu jusqu’à vous pour vous annoncer une terrible nouvelle !
- Silence ! siffla Vlarmis. Tu vas te taire et ne répondre qu’aux questions de ce jeune homme, si tu ne veux pas que se soi moi qui m’en charge.

Vlarmis s’adressa alors au jeune Stryous.

- Je te donne jusqu’à midi pour savoir tout ce qu’il a à dire…

Il lui tendit une trousse en cuir.

- Tu trouveras tout ce qu’il te faut pour soutirer ces informations. Ne le tue pas, s’il meurt, tu le suivras dans la tombe de quelques secondes, compris !?

Le jeune homme fit signe de la tĂŞte.
Il ouvrit ensuite la trousse. Elle était remplie d’objets étranges, des instruments qu’il n’avait jamais vus auparavant.
Il voulut en demander l’utilité à son maître, mais ce dernier était déjà sorti.
Il regarda alors le prisonnier et, les yeux brillants, lui dit ;

- Il va falloir parler…

L’homme hurla de peur avant de s’évanouir.
_________________
guigui2.Very Happy
Pour l'honneur, pour les templiers.


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